Mar 30

TSW2: Rivet Games Arosalinie

Bonjour à toutes et à tous! La voici enfin cette ligne tant attendue, première ligne alpine du jeu, et deuxième ligne de Rivet Games sur TSW2. Est-elle à la hauteur des attentes? Qu’en est-il exactement des critiques qui ont fleuri suite au premier stream de la semaine dernière et la sortie de la ligne, sur le paysage et en particulier les montagnes? Je vais essayer de répondre à toutes ces questions le plus objectivement possible à travers ce test, et vous pourrez également voire surtout vous faire une idée via les 2 vidéos 4K que j’ai réalisées, en été et en hiver (le résultat étant assez différent). Comme d’habitude les avis donnés n’engagent que moi, il y a probablement des tas de défauts et de qualités que je n’ai pas vus, je suis un casual gamer, pas un compteur de rivets.

Cette ligne pittoresque des chemins de fer Rhétiques (RhB) s’étend des gares de Coire (Chur) à Arosa. La ligne cohabite carrément avec les routes à Chur, et arrive en pleine ville à Arosa, sans cotoyer les routes.

Voyons le matériel roulant fourni avec cette ligne en voie métrique: il s’agit de la désormais très connue Ge 4/4 II que nous connaissions dans TS puisque cette ligne de Rivet Games y est disponible depuis longtemps aux côtés d’autres lignes RhB plutôt réussies! La modélisation profite bien des apports d’UE4/TSW2, elle est tout simplement magnifique, intérieur comme extérieur. Les voitures voyageur ne sont pas en reste non plus, c’est vraiment joli et bien modélisé. Un wagon de transport de troncs d’arbres est également fourni et fait l’objet d’un scénario dédié. Update 05/2021: Le Raildriver est désormais supporté après une mise à jour de la ligne, qui a aussi corrigé quelques problèmes de déraillement anormaux. Très bonne nouvelle.

C’est beau, la loco ne souffre d’aucune critique, en tout cas visuellement
OK, peut mieux faire pour les montagnes, mais pas catastrophique non plus…

Passons à l’extérieur et l’évaluation des gares, villes, campagne, montagnes et décors associés. Là, soyons clair, il y a clairement 2 versions, avec et sans neige… en hiver tout est superbe, la neige elle même et les objets gelés sont super bien rendus dans UE4, c’est vraiment top. En été, c’est quand-même une autre histoire, comme on le savait déjà avec les previews et les captures d’écran déjà publiées. Rien de dramatique pour moi, et les alentours de la voie sont bien, mais impossible de ne pas constater que les montagnes distantes ont un look très « Train Simulator » avec des textures simples et des arbres fort clairsemés, et là on est bien sur une ligne montagnarde justement. Est-ce que ça gâche l’expérience de parcours de la ligne en dehors de l’hiver? Pour moi non, mais on est quand-même en droit d’attendre mieux du » « futur de la simulation ferroviaire », qui en est tout de même déjà à sa 2ème version, et en 2021.

Concernant le framerate c’est tout bon, en effet, en 4K ultra, et avec de plus des réglages gourmands dans l’engine.ini (je n’aime vraiment pas le popup des rails à courte distance par exemple), et sachant en plus que l’enregistrement lui-même consomme quelques fps, surtout en encodage 4K temps réel, je tournais entre 45 et 55 fps sur les 2 vidéos ci-dessous, avec des pointes à 60. Je pense que le 60fps quasi constant est facilement atteignable en full HD sur une bécane de milieu de gamme actuelle. Quelques saccades ponctuelles, rares. Mais passons aux vidéos 🙂 Outre la saison, les 2 reflètent une expérience de conduite très différente sur cette ligne qui n’a de plat que les gares, tout le reste du temps, ça monte ou ça descend assez fort selon le sens. Dans le sens de la descente d’Arosa à Chur, il faudra utiliser en permanence le frein rhéostatique quasiment à 100%, et jouer avec le frein de train pour réguler la vitesse en-dessous des limites qui oscillent entre 30 et 35 km/h, il faut une attention soutenue. Par contre dans le sens de la montée, la loco étant munie d’un régulateur de traction, on est beaucoup moins actif, il faut juste changer entre 30/33/35 selon les sections, avec aucun risque de grand excès de vitesse ou de déraillement (enfin, sauf sur certains aiguillages très sensibles, j’ai déraillé comme un blaireau à 15 km/h sur la 2ème vidéo 😀 ). Edit 05/2021: les problèmes de déraillement sur certains aiguillages même à basse vitesse ont été corrigés, bien vu Rivet Games.

Arosa -> Chur, Hiver:

Chur -> Arosa (enfin, pas tout à fait, lol!) , été:

5 scénarios de base sont fournis, dont 3 voyageurs et 2 impliquant du transport de troncs d’arbre, ainsi que 84 en mode « Service », sensés coller à la réalité de la ligne.

Au final, est-ce que je recommande cette ligne? La réponse est clairement oui. Isle of Wight m’avait laissé un peu sur ma faim, là clairement Rivet Games ont progressé, il leur reste encore une marge de progrès bien sûr, et tant mieux. La ligne n’est pas exempte de défauts, comme toutes les autres, mais pour moi c’est un jalon dans le cycle de vie de TSW, 1ère ligne Alpine, métrique, et quand-même techniquement réussie, plus en hiver qu’en été certes. Et SVP, Mr Rivet Games & DTG, pour la prochaine pensez au Raildriver. Là ça aurait vraiment toute sa pertinence dans le sens descendant notamment….

Mar 19

Cross City Line de DTG : premières impressions

Il y a quelques jours, nous avons été surpris de voir apparaitre sur Steam des succès concernant la Cross City Line, mentionnant également la Class 323. Aujourd’hui, le rêve de certains est devenu réalité, et il est possible d’acquérir la dernière création de DTG pour le prix habituel de 29,99 euros sur notre magasin favori, mais avec trois euros de réduction jusqu’à jeudi prochain.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, il s’agit de la ligne de banlieue de Birmingham, deuxième plus grande ville du Royaume-Uni. Elle relie selon une direction sud-nord Redditch et Bromsgrove à Litchfield Trent Valley, correspondant à 51 km de voies. Le projet remonte aux années 70, mais utilise des infrastructures déjà existantes, aux origines multiples. Le service était alors assuré par des autorails Class 116 avant d’être remplacés par des Class 323, automotrices spécifiquement construites pour l’électrification de la ligne au début des années 1990.

Cela rappellera des souvenirs aux joueurs de MSTS et OpenBVE !

La reproduction dans TS modélise donc l’ensemble de cette ligne, reproduite telle qu’elle existait il y a quelques années. Elle a fait appel à de nombreux intervenants extérieurs plus ou moins connus de la scène Railworks, comme Xavier Guerra pour la ligne en elle-même, Ricardo Rivera pour le modèle général de la 323 (célèbre pour son « magnifique » modèle du TGV Réseau), Waggonz pour la cabine, et Duncan Sealey, contrôleur chez West Midlands Railways (ex-London Midland), intervenant bien connu sur UKTS, qui a servi d’expert et a également fourni les sons de l’automotrice.

Un contrôleur travaillant sur cette ligne a aidé DTG à la conception… peut-être pas à cet environnement de gare, par contre !

Malgré cette belle collaboration, DTG nous fournit là un add-on dans la moyenne, et surtout, encore une fois, loin d’être irréprochable en termes de bugs, notamment sur la 323. Le modèle est joli et assez fidèle, certes, il y a pas mal de fonctionnalités avec un InputMapper style AP, mais il y a aussi des bugs pourtant basiques, comme l’affichage en vue externe des feux qui est très très faible, l’absence de simulation des sections neutres… Et les sons, qui de base ne sont pas mauvais, ont été franchement implémentés à la va-vite…

La modélisation de la cabine est sympa, mais manque un peu de patinage. Et surtout, cette 323 n’est pas exempte de bugs…

Concernant la ligne en elle-même, comme d’habitude chez DTG, de beaux modèles de gare, une reproduction en bord de voies qui est franchement pas mal du tout, mais ils continuent dans cette mauvaise habitude d’avoir une distance de pose assez réduite, qui est parfois bien visible ! Je ne parle même pas des textures de voie, ni du mélange d’arbres 2D et 3D, surtout dans la partie au sud de Birmingham, qui n’est pas du meilleur goût…

La distance de pose est parfois plus que limite…

Bref, encore une fois, un add-on peut-être sorti à la va-vite et qui souffre de bugs, notamment sur le matériel roulant, et qu’on espère être corrigés rapidement !

Fév 23

Le mardi c’est gratuit n°23 – voyage dans l’espace et dans le temps

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, pour essayer de nous évader un petit peu, je vous propose deux voyages : un premier dans l’espace, un second dans le temps.

Mesdames, messieurs, railsim.fr vous souhaite la bienvenue à bord de ce billet de blog à destination de… la Roumanie ! C’est en effet en Europe de l’Est que je vous emmène, et plus précisément en Transylvanie, sur la ligne 412 Jibou – Sărmășag. Il s’agit d’une voie unique non électrifiée, comportant une quarantaine de kilomètres, et très pittoresque. Ligne secondaire, elle comporte tout de même 9 haltes encore toutes ouvertes aujourd’hui, ainsi que la relativement imposante gare de Zalău Nord, à peu près à mi-chemin. Jusque dans les années 90, c’était un petit paradis de la traction thermique puisque de longs trains de voyageurs tirés par de gros diesels comme des 060DA, 040DHC, comprenant parfois une dizaine de voitures, et fourgon chaudière si nécessaire, circulaient, assurant des trains locaux mais aussi pour Bucarest, de jour comme de nuit. Petit à petit, au vu de la montée du trafic routier au détriment du ferroviaire (hé oui, il n’y a pas qu’en France…), ces relations directes furent supprimées et seuls des autorails série 79 (ex-Allemagne de l’Est) assuraient des dessertes locales. Aujourd’hui, ce sont les automoteurs bi-caisses série 92 (Desiro Classic) qui ont pris le relais, en plus des quelques frets qui circulent encore.

Qu’elle est belle, cette ligne roumaine !

Quand je vous dis que c’est un véritable voyage, je n’exagère pas ! Les talents des auteurs, Andrei Simniceanu et Remus Iancu nous permettent de nous immerger dans la campagne roumaine, c’est très ressemblant à la réalité : ces petites vallées, ces champs, ces villages, ces haltes avec seulement un quai et une pancarte qui a subi les affres du temps (en même temps y a t-il besoin d’autre chose pour qu’un train s’y arrête ?)… ça fonctionne. On est pas loin en terme de qualité des belles réalisations payantes que l’on trouve sur le site de Rail Studios. La distance de pose est remarquable, je ne sais pas comment mais seuls les roumains arrivent à un tel résultat… Je trouve cependant qu’il y a quelques imperfections mineures, mais qui ne gâchent en rien le plaisir de rouler sur cette ligne.

Les haltes sont très pittoresques.

Point positif, outre la modélisation d’assets spécifiques, la signalisation est correctement reproduite, avec bloc lumineux automatique entre Jibou et Zalău, et signalisation mécanique entre Zalău et Sărmășag. Il va donc falloir réviser pour parcourir cette charmante ligne, dont la viteza stabilita (vitesse de ligne) est comprise entre 40 et 50 km/h. Pour finir, point positif, l’installation relativement facile (attention, la Stevens Pass est un pré-requis non listé sur le site web) et un point négatif, des scénarios que je ne peux lancer uniquement via l’éditeur, et qui nécessitent le pack 060DA qui coûte à lui seul 30 euros… Néanmoins, des Quick Drive sont inclus, donc vous pourrez quand même bien vous amuser sur cette très belle réalisation !

Certains scénarios – excellents au demeurant – nécessitent le pack des 060DA.

Allez, le voyage en Roumanie se termine, c’est une tout autre direction que nous prenons à présent. On monte dans la machine à remonter le temps, et on règle sur 1920 pour partir à la découverte du Bessemer & Lake Erie Railroad, dans le nord-est des États-Unis. Vous avez peut-être déjà entendu parler de cet add-on de G-TraX un temps vendu sur Steam. Hé bien il est désormais gratuit ! Cette modélisation reproduit un chemin de fer créé en 1897 par Andrew Carnegie, alors propriétaire de plusieurs aciéries, pour transporter du minerai de fer arrivant par bateau du lac Erie (un des grands lacs d’Amérique du Nord) jusqu’aux usines de la région de Pittsburgh.

Retour à l’âge d’or de la vapeur outre-Atlantique…

Bien que cette ligne ait un peu vieillie en terme de décors, le but des concepteurs, nous faire voyager à l’âge d’or de la vapeur américaine, est toujours atteint. Nous disposons ainsi de deux locomotives, une majestueuse 151 « Santa Fe » capable de tracter des frets longs et lourds à des vitesses plus que respectables, et une 030 « Six-Coupled » pour les manœuvres. La modélisation extérieure et de l’abri restent correctes même si en 2021, on a fait mieux. De plus, les fonctionnalités restent très basiques, mais ça suffit pour avancer. Les sons ne sont également pas parfaits, mais ils ne sont pas mauvais non plus.

L’add-on a un peu vieilli (surtout pour les locomotives), mais ça reste très chouette !

Le grand point fort de cet add-on réside dans l’exploitation et les possibilités de scénarios offertes. En effet, même si les développeurs ont fait le choix de faire des coupes dans la section centrale de la ligne – qui passe ainsi de 225 km en réalité à 113 km dans TS, pour « diminuer la sensation d’ennui », on se prend vite au jeu de dompter les locomotives, à la tête de trains de minerai de fer de plusieurs milliers de tonnes. Il faut savoir anticiper ses arrêts devant les bras des signaux mécaniques, car contrairement à la ligne roumaine dont je parlais plus haut, ici le trafic est très important ! Et si vous préférez être plus tranquille, vous pouvez aussi vous amusez à faire de la manœuvre avec la dizaine de wagons différents inclus (dont un charmant wagon spécialisé dans le transport de cornichons !), les triages et faisceaux en tout genre étant très nombreux le long du parcours. Bref, une ligne pleine de matériels et de possibilités. Avec 14 scénarios Carrière proposés, vous aurez déjà de quoi faire ! D’autant plus que pour une fois, aucun pré-requis n’est nécessaire, le téléchargement se suffit à lui-même. Alors, qu’est-ce que vous attendez ?

Les possibilités de manœuvres sont quasi infinies…

Fév 16

Le mardi c’est gratuit n°22 – de La Rochelle à Vallorbe

Aujourd’hui, dans le mardi c’est gratuit, je vais vous parler de la superbe ligne La Rochelle – Vallorbe. Vous ne connaissez pas ? Attendez que je regarde mes fiches, euh… oui en fait il s’agit plutôt de deux lignes : La Rochelle – Saint-Maixent d’un côté, et Dole – Vallorbe de l’autre ! Deux belles créations de la communauté française qui ne vous sont peut-être pas inconnues, mais qui méritent largement d’être exposées ici.

On commence par la ligne La Rochelle – Saint-Maixent, développée par Alexis17 et disponible sur notre site. Sont ainsi représentés une petite centaine de kilomètres de la ligne de Saint-Benoît à La Rochelle-Ville, Saint-Maixent étant la dernière gare avant le passage en voie unique de la ligne. C’est un bon kilométrage ! Par ailleurs, gros point positif, puisque la ligne voit un passer un trafic fret assez important, la petite ligne desservant le port de Pallice avec l’ensemble des faisceaux et embranchements particuliers est modélisée. Super pour les scénarios !

La ligne La Rochelle-Ville – La Rochelle-Pallice est aussi modélisée, une superbe opportunité pour des scénarios de triage et de fret.

La pose des décors est très bien réalisée, l’utilisation de l’herbe VulcanProductions dénote parfois un peu mais c’est plus lié à l’asset en lui-même qu’une question de pose. Pour une telle distance reproduite, les décors sont vraiment de grande qualité, on s’y croirait ! Les zones urbaines sont également bien faites, même si je ne pourrais pas comparer à la réalité, n’étant jamais allé à La Rochelle. La gare, elle, est par contre superbe, avec un modèle très très joli. Seule critique que je pourrais apporter, certains réemplois d’assets, comme certains quais, qui ne font pas très français…

La zone de La Rochelle est très joliment reproduite, notamment grâce à un beau modèle de la gare.

Autre point positif, la ligne est fournie avec un bon nombre de scénarios, certains utilisant malheureusement des contenus qui ne sont plus disponibles (Reskins de l’AGC V4 si je ne me trompe pas ?), mais après quelques minutes de TS_tools, on passe des heures à s’amuser, d’autant plus que le trafic de cette ligne est très varié : TGV, Intercités Eco, TER, trains de céréales, de produits pétrolier, militaires, acheminements de TGV puisque l’usine Alstom d’Aytré y est implantée… avec aussi une belle variété de matériels, tant du côté SNCF (BB 22200, BB 26000, BB 60000…) que des privés (Class 66, Class 77, Euro 4000). Bref, à télécharger d’urgence !

La ligne voit passer un trafic très varié, de l’express voyageurs au train de céréales en passant par les automotrices et l’acheminement de rames TGV…

On reste en France, quoique on va légèrement déborder en Suisse, avec la seconde création du jour, puisqu’il s’agit de la ligne Dole – Vallorbe, disponible sur RW Central. Armand, l’auteur de cette petite pépite, a ainsi reproduit environ 100 km (là encore, on a de quoi faire !) entre l’ancienne capitale de la Franche-Comté, et (ancien) grand nœud ferroviaire, et Vallorbe, juste après la frontière suisse et son célèbre tunnel du Mont-d’Or avec ses 6 098 mètres. Une ligne très pittoresque, et mythique pour certains puisque elle a été empruntée par de nombreux trains internationaux, aussi bien de jour que de nuit : Cisalpin, J.J. Rousseau, Lutetia, Simplon-Orient-Express, Lombardie Express, Galilei, Palatino, Rialto, etc. et plus récemment les TGV Lyria et le Thello. Bien évidemment, cela rappelle aussi certains matériels tout aussi mythiques, comme les CC 21000, les rames TEE…

L’image parle d’elle-même…

Pour le coup, contrairement à la ligne précédente, celle-ci, je la connais bien puisque la Franche-Comté est ma région d’adoption. Je ne peux que féliciter Armand pour sa modélisation du Haut-Doubs qui est excellente, on s’y croirait. Non seulement, l’atmosphère est là, mais surtout, c’est d’un réalisme rare, digne des meilleures lignes payantes.

On se croirait vraiment dans le Haut !

Là encore, certains modèles de gares sont aussi superbes, la zone de Vallorbe par exemple est incroyable de réalisme. Et là encore, on regrettera l’absence de certains assets spécifiques, notamment objets de quai. Une borne TGV pro en gare de Montbarrey, c’est un petit peu étonnant ! Le diable se cache dans les détails, mais cela n’enlève en rien au travail considérable qui a dû être fourni. Pour en profiter, et en attendant la sortie sur SimExpress des CC 21000 (j’en connais certains qui n’auront plus besoin de Viagra !), plusieurs scénarios sont disponibles sur le site de téléchargement. Vous avez meilleur temps de profiter de cette ligne comparé à certaines productions payantes…

En attendant l’arrivée des CC 21000, il y a déjà de quoi faire avec le matériel dont nous disposons…

Bravo à nos deux créateurs français très talentueux et tous ceux qui ont collaboré à ces créations, d’autant plus qu’a priori elles ne sont pas abandonnées ! Vive la République, et vive la France :p

Fév 12

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes (non)

Bonsoir à tous, je vous propose aujourd’hui un test rapide du dernier add-on développé par DTG pour TS, puisque oui, a priori ils n’ont pas abandonné complètement la conception d’add-ons pour notre cher simulateur. Cet itinéraire, Bahnstrecke Riesa-Dresden, s’intéresse comme son nom l’indique à une ligne de l’est de l’Allemagne, longue de 55 km. Une section parallèle de 23 km, utilisé par le fret notamment, est également reproduite. Autant dire que le parcours d’un bout à l’autre de la carte se fait très rapidement, à peine une bonne demi-heure pour les trains rapides, un peu plus pour les omnibus ou le fret.

Personnellement, je garde des souvenirs émus de ma visite à Dresden Hbf. Le festival vapeur ; les séries 371 des chemins de fer tchèques ; les nombreux trains de fret qui rythment la vie de cette gare à la configuration si particulière, voies de passage surélevées de chaque côté et voies en impasse, plus basses ; le tram qui passe à côté et sous les voies… Que nenni ici ! Une gare vide bien que joliment modélisée, un environnement bâclé !

Il a changé, le tram de Dresde…

Cela s’améliore peu une fois cette cathédrale derrière soi. Certes, le parcours dans la zone urbaine en vue cabine est assez agréable, mais dès que l’on passe à une caméra extérieure, cela se complique… et pour le coup, la distance de pose est très faible, ce qui assez étonnant venant de DTG, qui ne nous avait habitué à cela ! L’œil attentif remarquera ce gros point négatif même en cabine à certains instants…

Dans la région de Dresde, la distance de pose d’Assets est parfois assez courte.

En pleine ligne, heureusement, certaines sections sauvent les meubles. Mais la majorité reste assez vide. Le développeur n’arrive pas à créer d’atmosphère. La magie n’opère pas. On est très loin des lignes références comme Konstanz-Villingen ou Im Köblitzer Bergland V3 reloaded !

C’est viiiiiiiiiiiiiiiiiiiide !

Le seul point positif réside à mon sens dans la reproduction du système de signalisation Hl, hérité de la Deutsche Reichsbahn. Joliment modélisé, de ce que j’ai pu tester ça a l’air cohérent même si les sept scénarios inclus ne permettent clairement pas aux signaux de montrer tout ce qu’ils sont (en théorie) capables de faire.

Seul point positif : le système de signalisation Hl hérité de l’Allemagne de l’Est.

Concernant le matériel roulant fourni, à ce stade ce n’est même plus du réchauffé, on se situe plus sur une exhumation de modèles centenaires, puisque DTG nous propose un pentaptyque 101, 146.0, 146.2, 189, 442 d’un monochrome rouge trafic DB qui n’est pas sans nous rappeler nos meilleurs souvenirs sur TS2013. Et encore, puisque l’horloge en cabine ne fonctionne même plus sur ma BR 101 !

Y a t-il un joueur de TS qui n’a pas encore fait d’indigestion de la BR101 version Kuju ?

Justement, en parlant de souvenirs, je me remémore encore très bien le jour de sortie de Hamburg-Hannover, la grande époque de DTG, nous avions tous été époustouflés ce jour-là au vu de la longueur de l’itinéraire, la qualité de pose des assets et des décors. Avec la Bahnstrecke Riesa-Dresden, c’est tout l’inverse. Je déconseille !

Fév 09

Le mardi c’est gratuit n°21 – 1,2,3 Pays-Bas !

Bonjour à tous ! Je vous propose le retour de cette chronique qui s’intéresse aux créations de la communauté… pour combien de numéros, je ne sais pas ! Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, il s’agit de présenter chaque mardi deux belles créations gratuites de grande qualité, qui pourraient tout à fait être payantes.

Commençons sans plus tarder par une belle machine à vapeur gratuite proposée par Caledonia Works. Il s’agit de la locomotive « Single » n°123 des Caledonian Railways, un modèle qui comme son nom l’indique est unique. Il s’agit d’une 211 construite en 1886, conçue uniquement au départ pour être exposée à l’exposition internationale de l’industrie, des sciences et des arts d’Edimbourg de 1886. Petite anecdote, elle participa également à la « Race to the North » de 1888, un évènement, où les différentes compagnies ont littéralement fait la course Londres-Edimbourg, chacun sur leur ligne respective ! Cette machine, bien que petite, pouvait atteindre des vitesses moyennes de 80 voire 90 km/h. Ensuite, elle fut surtout aperçue en tête de trains spéciaux pour les cadres et dirigeants, bien qu’elle fut également affectée au service régulier sur la relation Perth-Dundee dans les années 30. Radiée en 1935 et déjà preservée, elle fut restorée par les British Railways et reprit du service en 1958 pour assurer des trains spéciaux jusqu’à la fin de la vapeur en Ecosse. Cette locomotive est aujourd’hui préservée en statique au Riverside Museum de Glasgow.

N’est-elle pas charmante, cette Single ?

Caledonia Works nous propose ici une superbe version virtuelle de cette 123. D’ailleurs, ce modèle était initialement proposé à la vente pour Digital Traction ! Mais aujourd’hui, chacun peut le télécharger gratuitement sur le site du développeur. Comptez tout de même un bon gigaoctet pour l’installation ! Niveau modélisation, c’est du très très propre, que ce soit l’extérieur ou l’abri. Par ailleurs 7 livrées différentes sont proposées, 5 versions CR et 2 versions LMS. Je trouve personnellement que la livrée bleu Caledonian suit cette machine à ravir ! Petite touche sympathique, l’équipe de conduite qui est charmante…

Sept livrées sont incluses, dont le superbe bleu Caledonian.

Niveau fonctionnalités, c’est aussi très bon, avec plusieurs headboards, un freinage réaliste, des sons enregistrés sur une machine CR d’une série similaire… Des voitures Caledonian sont aussi incluses, pour reproduire une belle rame qui ravira toutes les lignes écossaises à l’époque vapeur, comme Western Lines of Scotland, mais aussi les lignes touristiques, voire même le réseau national ? Attention cependant, cette Caley est puissante, mais il ne faut pas lui faire tirer un trop grand nombre de voitures, au risque de la voir s’épuiser très rapidement… Un très beau modèle, bravo et merci à Kris, fondateur du studio Caledonia Works.

Une rame de voitures CR complète à merveille la locomotive.

Passons maintenant à tout à fait autre chose. On traverse la Manche pour arriver aux Pays-Bas, dans l’est du pays précisément, à la découverte de l’itinéraire Achterhoek-en Twentelijnen v2.0. Ce véritable réseau peut être décrit comme une liaison Apeldoorn-Zutphen, soit via Deventer, soit directe. À Deventer, vous avez le choix de continuer vers Almelo. À Zutphen, vers Winterswijk. Vous suivez ? En tout cas, cela fait environ 130 km parcourables, ce qui est pas mal du tout !

130 km de voies sont parcourables.

Un des gros points positifs est la diversité de ce réseau. En effet, outre la classique double voie électrifiée du réseau néerlandais, la section Apeldoorn-Zutphen directe est une voie unique non électrifiée ! De quoi varier les plaisirs, d’autant plus que de nombreux scénarios sont inclus, employant une grande diversité de matériels, et certains avec annonces réalistes… que du bonheur.

Le réseau comporte des sections en double voie électrifiée, mais aussi une voie unique non électrifiée.

Niveau modélisation, c’est très très beau, quelques poses d’assets un peu répétitifs par endroits, mais franchement, ça n’enlève pas grand chose à l’immersion au coeur des plaines et fôrets néerlandaises. La section à voie unique notamment est très scénique. Fidèle à la réputation de nos amis néerlandais, la modélisation des gares est toujours aussi splendide.

La modélisation des gares est toujours aussi belle.

Pour terminer, je me dois d’évoquer l’aspect qui fâche toujours avec les lignes de ce pays : l’installation et la chasse aux assets. Personnellement, j’ai installé cette ligne sur un TS2021 vierge de toute ligne ou asset néerlandais. Pour le coup, le manuel est très bien construit et liste avec précision les assets nécessaires avec les liens de téléchargement. Après quelques heures passées à tout télécharger, je n’ai pas vu d’assets manquants en jeu, donc point très positif ! Mis à part ces prérequis gratuits, le réseau nécessite également la présence de Munich-Augsburg, Edinburgh-Glasgow, l’ELAP et l’USLAP, et Im Köblitzer Bergland v3. Un très beau réseau, bravo à NielsB_ son auteur !

Jan 15

Le slam d’AP

Bonjour à tous, je vous propose aujourd’hui un test du dernier add-on sorti chez Armstrong Powerhouse, que personne n’avait vu venir : les 4CEP et 4BEP, autrement dit Class 411 et 412.

D’abord, quelques mots pour recontextualiser ces trains : les 4-CEP (pour 4 éléments, corridor electro pneumatic) et 4-BEP (B pour buffet) sont des automotrices troisième rail construites par les British Railways entre 1956 et 1963, pour la première phase de l’électrification des lignes du Kent. Elles font partie de la famille des « Slam Doors », avec leurs portes nombreuses et que l’on claque pour les fermer. Les 4BEP sont identiques aux 4CEP, à l’exception d’un élément de seconde classe remplacé par un buffet. Ces rames sont alors surtout employées sur des trains express et notamment les célèbres Boat Trains, parfois accompagnés d’une automotrice-fourgon MLV (disponible dans TS). Elles bénéficient d’une opération mi-vie entre 1979 et 1984 et sont alors classifiées 411 pour les 4BEP et 412 pour les 4CEP. À la privatisation, quelques rames sont utilisées par Connex South Central (notamment entre London Bridge et Brighton) et Connex South Eastern, mais les radiations commencent en 1999 et l’ensemble de la série se regroupe chez South West Trains. Comme souvent dans l’histoire du ferroviaire, leurs remplaçantes sont capricieuses ce qui offre aux anciennes quelques années de travail supplémentaires, et finalement, la dernière rame est retirée du service en juillet 2005. 4 rames complètes sont préservées, dont une demie à l’Epping Ongar Railway (aussi disponible dans TS).

Les 4CEP/4BEP ont été affecté aux Boat Trains, parfois accompagnés d’une automotrice-fourgon MLV.

Bref, j’espère ne pas vous avoir endormi, il est temps d’apprivoiser la bête. Annoncé par surprise la veille au soir, l’add-on est déjà sorti ce matin ! AP propose une version intégrale des rames post-opération mi-vie : on se retrouve donc avec 15 grandes livrées, chacune possédant elle-même ses différentes variations, et, à chaque fois trois intensités de patinage différentes… vous pouvez donc vous amuser à calculer le nombre de combinaisons possibles ! Et là, il ne s’agit que des éléments que vous pouvez contrôler. Chaque rame, en fonction de sa série voire son numéro, est modélisée avec les bons bogies (et les sons qui vont avec), la bonne position du fanal, la bonne taille de l’indicateur de headcode, etc. La qualité de la modélisation en elle-même est franchement irréprochable, on a l’impression de voir une rame réelle, malgré le moteur graphique de TS ! On comprend les 1,4 Go du téléchargement, mais en jeu, pas d’incidence sur ma configuration pourtant moyenne.

Les variantes se dénombrent en dizaines et la modélisation extérieure irréprochable.

La modélisation en cabine est tout aussi belle, on s’y croirait vraiment. Par ailleurs, chose peu fréquente avec les add-ons d’AP, il existe des vues passagers, et je dis bien « des », puisqu’il y en a une par élément différent, soit 4 au total. Chaque vue existe avec deux moquettes de sièges différentes, celle des British Railways et celle de Network SouthEast. Niveau graphismes, c’est top, on regrettera cependant l’absence de voyageurs, problème récurrent chez cet éditeur…

Les vues passagers sont nombreuses, mais désespérément vides…

Pour l’instant, rien d’exceptionnel vu le niveau habituel des produits d’Armstrong Powerhouse. Là où on est vraiment un cran au-dessus, ce sont les fonctionnalités. Mise en service réaliste avec headcode changeable en tournant les manivelles. Radio avec changement automatique de zone si cela a bien été codé dans le scénario. Bon ça on a déjà vu. Panel de disjoncteurs avec un certain nombre utilisables, ça c’est très sympa, parfait pour simuler des pannes de frein électro-pneumatique par exemple. La physique, ensuite. Nous avions déjà eu des automotrices de la région sud, avec le système de traction manoeuvre – série – parallèle – shuntage. Celui-ci est correctement reproduit, et il va falloir un petit peu de temps pour s’y habituer surtout en cas de conditions dégradées car patinage et enrayage sont parfaitement modélisés. Le système de frein à sabots a également été reproduit correctement.

La cabine est superbement reproduite et pleine de fonctionnalités.

De plus, et c’est là une avancée à mon sens majeure en terme de simulation : chaque train est absolument unique. Les conducteurs vous le diront : même au sein d’une série de matériels, chaque locomotive, chaque rame a un comportement différent. Certaines sont plus capricieuses que d’autres, certaines ont de meilleurs performances à l’accélération, etc. Ainsi – et il me semble que c’est une première sur notre simu favori – AP utilise un script qui modifie aléatoirement, à chaque lancement de scénario, les performances d’accélération et de freinage des rames. Le joueur n’a pas l’information et ne peut s’en rendre compte qu’à la conduite. Par ailleurs, il en est de même pour le sifflet, choisi aléatoirement parmi 6 disponibles, dont certains sont délicieusement éraillés.

Chaque rame est unique, en terme de visuel mais également de comportement : une avancée majeure pour TS.

Les sons justement, c’est un peu la spécialité d’Armstrong Powerhouse. Là encore, la perfection, avec une bonne sensation de vitesse, des sons parfois aléatoires, notamment au démarrage et à l’arrêt, et surtout, trois sets différents. Un premier en cabine, un second en extérieur… et puis un troisième qui permet d’entendre de façon étouffée certains sons forts (comme le klaxon AWS) lorsqu’on est passager, juste derrière la cabine de conduite ! Une attention au détail tout à fait louable.

Six scénarios, nécessitant – malheureusement – énormément de pré-requis sont disponibles, trois pour la Chatham Main Line et trois pour Southampton – Bournemouth. Point positif, l’ensemble de la carrière de ces rames est représenté, des premiers trains dans les années 80 jusqu’aux dernières années en service au début des années 2000. Cependant, ceux-ci manquent de réalisme vu l’absence de rames Class 421/422/423 (justifié comme de pas assez bon niveau par AP – si on y ajoute le fait que le sound pack que vendait l’éditeur a disparu du site, peut-on y voir un signe ?) et le choix de la Chatham Main Line qui est reproduite telle qu’elle existe aujourd’hui. Nul doute que la communauté s’emparera de cet add-on, qui a roulé sur quasiment toutes les lignes troisième rail disponibles pour TS, pour proposer des activités de meilleure qualité.

Six scénarios sont inclus, mais ils manquent de réalisme et nécessitent de nombreux pré-requis.

En conclusion, si Armstrong Powerhouse annonce avoir mis 3 ans pour développer cet add-on, et déclare une affection toute particulière pour les automotrices troisième rail, « de ce temps plus simple où l’on faisait confiance aux voyageurs pour ouvrir les portes », ces Class 411 et 412 constituent non seulement un brillant hommage virtuel à ces rames, mais également encore une avancée notable pour Train Simulator, s’il fallait encore convaincre certains que ce simulateur est loin d’être sur le déclin.

Jan 03

TSW2 – Rivet Games Isle of Wight

Bonjour et bonne année à toutes et à tous! Voici mon premier test rapide de l’année, sur une ligne Train Sim World 2 sortie il y a déjà quelques temps, à savoir l’île de Wight et la rame BR 483 livrée avec.

Ce DLC est disponible depuis le mois d’Octobre 2020 et reflète la ligne réelle de cette île Anglaise, sur une longueur de… 8 1/2 miles, soit 13.7 kms et quelques gares qui la parsèment. C’est un peu court…

La rame livrée avec la ligne est une électrique en 3ème rail 750V, du matériel très ancien à la base puisque basé sur le « tube stock » du métro londonien ayant vu le jour en… 1938! Après 50 ans de service dans le métro, ces rames ont été rafraîchies et mises en service sur l’île de Wight au début des années 90. Elles prendront leur retraite définitive au printemps 2021 pour être remplacées par des Class 484 , elles mêmes étant des conversions de stock « D78 » du métro Londonien..

Les contrôles de la rame sont complets, rien à dire à ce sujet, c’est assez simple à maîtriser, comme le matériel concerné. Le tutoriel pour mise en marche et arrêt est parfaitement exécuté et la prise en main rapide. Le Raildriver est supporté et fonctionne très bien, la manette de puissance est un peu sensible mais on s’y fait vite, c’est un énorme plus pour les possesseurs de Raildriver bien sûr.

Les sons sont plaisants et semblent réalistes pour un vieux tromblon de ce style, même si bien entendu je ne connais pas la rame en réalité, je n’ai rien noté qui semble irréaliste ou mal mixé, l’immersion est bonne. On peut espérer que TSW2 permettra bientôt des annonces dans le train et que les développeurs les implémenteront, c’est toujours plaisant pour le réalisme et l’immersion.

Voici quelques captures d’écran de la ligne, issues du forum de Rivet Games et de DTG, c’est propre et bien exécuté :

Et voici une vidéo 4K d’un parcours complet de la ligne en été, qui dure une trentaine de minutes arrêt compris. C’est bien fait et la partie en bord de mer très jolie, mais à l’intérieur des terres, même si probablement réaliste, le paysage est essentiellement forestier en bord de voie. Et comme toute ligne de point à point sans embranchements, les possibilités de scénarios sont assez limitées. 5 scénarios sont livrés avec, ainsi que 68 parcours « horaires ».

En conclusion, la ligne est plaisante et ne souffre techniquement pas de reproches ( à mon niveau de gamer occasionnel pas du tout compteur de rivets, bien sûr) mais un peu courte pour 23 euros, je recommande de l’acheter éventuellement en période de soldes.

Nov 02

TS2021 – Rivet Games Suburban Glasgow Northwest

La production ne faiblit décidément pas chez Rivet Games, je n’ai pu tester Isle of Wight pour TSW2 car je n’ai pas encore acheté le jeu, mais voici un petit test de la ligne Ecossaise Suburban Glasgow Northwest , ligne de banlieue comme son nom l’indique. Il s’agit d’un réseau assez complet permettant une bonne variété de scénarios , comme le montre la carte:

Ceci est un paramètre important pour une ligne, celà prolonge son intérêt et durée de vie par rapport à une ligne avec un tracé unique qui va d’un point A à un point B, dont on se lassera forcément plus vite.
2 rames « EMU/DMU » sont fournies, une Class 320 électrique et une Class 158 Diesel, en effet il y a un mix de zones électrifiées ou pas sur le réseau.

Les rames sont de bonne facture, bien évidemment sans atteindre le niveau des dernières productions AP par exemple, mais elle font le job, et je trouve les sons plutôt réussis, faute de pouvoir juger de leur réalisme. A noter qu’elles sont directement compatibles avec le Raildriver via le soft « Raildriver and joystick interface » de CobraOne, sans avoir à modifier quoi que ce soit, ce qui est toujours une bonne nouvelle pour les possesseurs de Raildriver. La conduite est simple et les rames prêtes à partir au début des scénarios. Cet addon n’est pas pour les hardcore simmers, mais pour les utilisateurs de TS qui veulent juste rouler sans se prendre la tête avec des lignes plaisantes, ce qui est tout à fait mon profil. En pratique, s’agissant d’un réseau de banlieue, on roule rarement à 90 mph, plus souvent autour de 40-50.

Concernant la ligne, on retrouve du Rivet Games avec beaucoup d’assets custom et une attention particulière portée à de nombreuses gares, sans pour autant délaisser le reste du paysage. Tout au plus on reprochera certaines zones un peu légères en décoration, mais ça passe, et la qualité graphique des zones les plus belles compense largement. La caténaire est particulièrement réussie je trouve, avec un super niveau de détails, la voie n’a pas de popups graphiques et encore une fois les gares et leur environnement sont chouettes et en grand nombre (43!) même si certaines petites gares sont plus légères par définition.

La question qui se pose bien entendu est la comparaison avec la version freeware du même réseau, qui avait bien évolué au fil des versions, avant de disparaître purement et simplement, elle n’est plus disponible actuellement. La version freeware était déjà pas mal du tout, mais… comme tout freeware, 3 tonnes de pré-requis, la chasse aux assets pour la ligne et les matériels roulants pour les scénarios, etc, etc… et moins d’assets custom, ça se voit. Là, on achète, tout s’installe, on joue, et c’est beau… c’est une approche différente, pour un public différent.

Au niveau scénarios, la ligne est livrée avec 6 scénarios en mode carrière et un parcours libre Class 320. C’est un peu léger, vu la richesse du réseau on aurait aimé plus de scénarios, on peut imaginer que la communauté va s’en charger, à suivre…

Mais assez de discours, place aux images, et comme d’habitude je privilégie les vidéos aux captures d’écran, pour moi les vidéos sont vraiment le meilleur moyen de se rendre compte de ce qu’une ligne et/ou un matériel roulant proposent. Nous aurons donc une vidéo avec la Class 320 en automne, et une avec la Class 158 en hiver. Pour une raison inconnue, la vidéo de la 158 est bien trop sombre après upload Youtube, pourtant sur le PC elle est « normale », aucune idée de la raison de cet assombrissement..

Juin 25

Rivet Games Engadin Line

Rivet Games sont décidément prolifiques en ce moment et nous proposent une nouvelle ligne Suisse en voie métrique unique, peu connue de notre coté de la frontière, la « Engadin line » qui a été construite au début du 20ème siècle. La ligne fait 57 kms et s’étend de « Pontresina » à « Scuol-Tarasp », des villes que nous ne fréquentons pas forcément régulièrement 🙂 Je remercie au passage Rivet Games de nous avoir fourni une clé pour tester la ligne, ce qui n’altère pas mon objectivité bien sûr.

La ligne est fournie avec une belle locomotive, la GE 6/6 II, ainsi que les voitures voyageurs qui vont bien avec et quelques wagons de fret. La modélisation de la locomotive est vraiment sympa, de près comme de loin, seul regret habituel, le conducteur, encore notre vieuuuux pote de DTG, je commence à saturer quelque peu de sa tronche! 😀

La locomotive fonctionne directement avec le Raildriver en utilisant le Raildriver Interface de CobraOne, ce qui est toujours plaisant si on est équipé. Un ajustement manuel peut éventuellement être fait sur le comodo d’éclairage. La loco a de nombreuses fonctions et leviers opérationnels, mais les scénarios fournis sont jouables instantanément car elle est déjà démarrée et prête à rouler. Au final chacun peut y trouver son compte.

7 scénarios carrière sont fournis, mixte de fret et passagers, en diverses saisons et météos, ainsi qu’un tutoriel pour la loco, très bien fait comme d’habitude chez Rivet Games. Par contre, bon courage pour maintenir un score positif sur ces scénarios carrière, notamment à cause des changements incessants de vitesse limite, dont une partie ne sont pas signalés dans le hud, et certains carrément anormaux, comme par exemple une section à 45 en plein milieu d’une ligne droite… La vitesse limite de la loco est de 80 km/h.

Au niveau de la ligne elle-même, c’est assez variable. Il y a de très beaux passages avec des custom assets et bien décorés, entres autres les gares et leurs alentours, mais d’autres passages assez pauvres en décoration, où les textures basses résolution dominent l’environnement, sans être recouvertes par de la végétation. Ceci est notamment visible dans les premières minutes de la vidéo ci-dessous:

Suite du scénario ci-dessous, on retrouve l’alternance de beaux passages et d’autres un peu dépouillés. J’alterne volontairement les vues en cabine et externes pour se faire une bonne idée. La fluidité de la ligne est excellente comme on peut le voir sur ces vidéos, le framerate est élevé, avec quelques ralentissements dans certaines gares, mais assez légers, en tout cas sur ma machine. Et les inévitables saccades ponctuelles de TS à certains endroits, mais ça, quelle que soit la ligne bien sûr.

Au final, le bilan est plutôt positif mais un peu mitigé, surtout après la réussite de Lake Constance qui est vraiment superbe de bout en bout. Si vous avez déjà Lake Constance et que vous aimez ces lignes Suisses montagneuses, Engadin vous plaira aussi. Si vous n’avez pas Constance, je recommande de plutôt la prendre, pour moi l’expérience visuelle est plus agréable, que ce soit au bord du lac ou le reste de la ligne. Voici une vidéo d’un scénario hivernal réalisé après la publication de cet article:

30/06, une petite vidéo d’un scénario hivernal 🙂

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