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juil 24

Le jeudi c’est gratuit: Dublin to Limerick to Cork

Bonjour bonjour,

Je me lance dans mon premier test (merci Julien), peut-être le début d’une longue série,  avec une belle et imposante ligne freeware Irlandaise qui date un peu mais qui n’a jamais été testée ici a priori, à savoir la Dublin to Limerick to Cork de « Brendan » disponible sur UKTS. Désolé si ce n’est pas parfait pour un premier essai, suis ouvert à toutes suggestions bien sûr..
Initialement appelée Dublin to Cork, l’auteur a rajouté fin 2013 tout un tronçon pour aller à Limerick à l’Ouest.

DLC

La ligne est immense, en effet de Dublin à Cork il y a déjà environ 280kms, mais avec la section Limerick, les gares, etc… c’est plus de 460kms de voie qui sont posés!
La voie est double entre Dublin et Cork, unique à 90% sur le tronçon Limerick.

La récupération de tous les fichiers nécessaires pour la ligne et les scénarios fournis est malheureusement un peu fastidieuse, surtout si vous n’avez pas de compte premium UKTS. En effet l’auteur a procédé par deltas pour les mises à jour et compléments, donc de base il y a 6 fichiers à récupérer, et pas mal de rolling stock à compléter aussi en ce qui me concerne. Voici à titre d’info tout ce que j’ai téléchargé pour arriver à 100% du matériel roulant et un seul asset manquant pour la ligne. Ceux qui n’ont pas de N° viennent de sites de repaints, googlez un coup sur le nom du fichier pour les trouver:

DLC required

Il faut également récupérer la Altenburg to Widlau sur railsim-de si pas déjà fait, et il faut des assets d’une vieille ligne « Phorum Peninsula » qui n’est plus disponible nulle part… sauf en cherchant un peu… ou en demandant :)
Et en payware la Isle of Wight et la Class 66. Ca, pas le choix.

Pas moins de 16 Scénarios sont fournis avec la ligne, 3 parcours libres et 13 standard.
Néanmoins je pense que la ligne a le potentiel de faire mieux (hint hint Christophe!), par exemple avec des scénarios de fret, car là uniquement des scénarios voyageurs sont fournis.
J’ai testé partiellement l’ensemble des 16 scénarios et ils démarrent tous bien. J’ai eu quelques classiques « broken consist », mais dans ce cas il suffit de cliquer sur « Editer » puis de relancer le scénario pour que ça passe (parfois 2 fois quand il râle sur un mystérieux « IR071_test », mais ensuite ça passe).

La ligne étant très longue et les vitesses très irlandaises, certains scénarios durent 2 à 3 heures! Autant dire que la touche F2 va servir… car autant sur le tronçon Dublin-Cork on roule assez vite, parfois jusqu’à 100 mph, autant sur la voie unique on se traîne souvent à 30 mph pendant des kms… y compris en ligne droite, là j’avoue que c’est passablement ennuyeux par moments, d’autant que par définition en voie unique on ne croise aucun train, certes.

Il y a pas mal de matériel typique utilisé dans les scénarios fournis, Class 166, Class 201 et les wagons Irish qui vont avec, Class 22000, Class 2800, MK4…. la variété est plaisante

Concernant la qualité de la ligne, c’est dans une bonne moyenne (je suis relativement bon public même si de plus en plus de lignes freeware mettent la barre bien haut, merci Zawal entres autres), certaines zones sont très jolies et détaillées, d’autres un peu moins, forcément sur une telle distance, mais souvent les lignes payware ne font pas mieux.

Allez, assez de blabla, les copies d’écran!!

Départ de Limerick:
depart limerick

Les alentours des villes sont assez détaillés et jolis:
limerick

Y a pas à dire, c’est beau….

Dublin

La campagne irlandaise:

campagne

Dans la pampa, la distance de pose est évidemment un peu faible, mais dans ces zones c’est plutôt fait pour rouler en vue cabine, donc pas un problème:

distance

Une bonne grosse Class 201 avec un super son et des Kw à faire rugir à 100mph:

100mph

Il y a même de la vapeur au départ de Dublin:

steam

Superbe vue passagers du train vapeur:

passenger

Et un joli autorail Class 22000 au départ de Kildare:

Depart Kildare

Au final, une bien belle ligne.. et.. c’est gratuit! N’hésitez pas à remercier l’auteur sur UKTS… ça fait TOUJOURS plaisir…

 

mai 03

Des Taurus à toutes les sauces…

Salut ! Ca faisait longtemps que je voulais faire un billet de ce type, et enfin je me lance ! Je vais aujourd’hui vous parler des reskins, en citant une partie des sites sur lesquels les trouver. En France (et au Royaume-Uni), la culture de la livrée publicitaire ou évènementielle sur les locomotives n’est que très peu développée, essayez de me citer une 26000 ou une 67400 par exemple qui n’est pas dans les teintes habituelles (la Sybic TER200 ne compte pas :P). A l’inverse, chez nos amis européens – Allemagne, Autriche, pays de l’est, cette pratique est beaucoup plus développée, surtout avec la multitude de loueurs et opérateurs ferroviaires. J’ai choisi aujourd’hui pour illustration la Taurus (modélisée par HRQ). Celle-ci est disponible en tout un tas de livrées avec l’add-on de base, mais ça n’a pas empêché les reskinners de s’en donner à coeur joie pour nous montrer la diversité de ces locomotives.

Premier site, très classique, rail-sim.de ; le site historique de la communauté allemande. Tout un tas de téléchargements sont disponibles, mais ici je vais m’intéresser à la 541 104 des chemins de fer slovènes. Cette locomotive leur a été livrée par Siemens en 2007. Elle est de type B2, c’est-à-dire apte Autriche, Allemagne, Croatie, et Slovénie, et est utilisée principalement pour le fret. Elle a d’abord porté la traditionnelle livrée de l’opérateur national, rouge et blanche, avant d’être pelliculée pour le compte d’une entreprise suisse qui fabrique divers matériels d’alpinisme Mammut. Les Taurus sont des véritables panneaux publicitaires mobiles, et cette livrée n’en est qu’un exemple parmi des centaines d’autres.

Je quitte ma machine du jour à Seddin Bw, alors que la nuit est déjà tombée.

Continuons avec les sites classiques, et le petit nouveau du monde « railworksien », mais qui est déjà une référence, c’est railsimulator.net ; autre grand site de la communauté allemande. Là encore, parmi les reskins disponibles, je vais vous présenter la 182 007, en livrée spéciale « 20 Jahre RE1″. Cette locomotive fait partie du lot de Taurus bitension livrées à la DB en 2001, suite au refus d’homologation des BR 152 par les ÖBB. Utilisée par DB Cargo, puis Railion dès 2003 – devenu DB Schencker en 2009, elle a été vendue à DB Regio (l’activité de transport régional), qui l’utilise depuis 2011 sur sa région Nordost, et notamment… la ligne RE1 (Magdeburg – Berlin – Frankfurt (Oder) – Cottbus) à laquelle la livrée fait référence.

La 182 007 chante sa gamme en quittant Magdeburg Hbf.

Quittons l’Allemagne pour l’Autriche – bon c’est pas très loin 😛 – pour un autre site de références, railworks-austria bien sûr, qui propose un pack de livrées… autrichiennes pour les Taurus. Un modèle me saute aux yeux, en tant que musicien classique, c’est la 1116 250, arborant fièrement un portait de Mozart, accompagné par un joli pelliculage. Celui-ci a été placé sur la loco un an après sa livraison, pour célébrer le 250ème anniversaire de la naissance de ce grand compositeur autrichien. Un petit délice, de parcourir les lignes du pays en écoutant un petit concerto ou symphonie de ce virtuose… (dommage qu’on ne peut pas conduire un train et jouer du piano à la fois, et croyez-moi, j’ai essayé :P). « Malheureusement » pour les mélomanes, la locomotive a perdu cette livrée en septembre 2008 au profit d’un nouveau pelliculage, 122 – non pas en référence d’une maison close parisienne, merci Wikipédia de m’apprendre des choses tous les jours – c’est en fait le numéro d’appel des pompiers du pays. A partir de 2011, c’est encore une nouvelle livrée qui l’habille, cette fois-ci 112, le numéro d’appel des secours européens. Dernière info, utilisée pour transporter les passagers depuis sa mise en service, elle est apte à être utilisée avec les rames Railjet depuis trois ans.

La 1116 250 est la chef d’orchestre de ce REX Bludenz-Lindau.

Un site a fait son apparition depuis quelques mois, mais c’est déjà une vraie mine d’or en terme de reskins : il s’agit de raildesigns.de, qui propose plein de variations autour des électriques récentes : TRAXX, ER20, et Taurus bien sûr. J’ai choisi de vous présenter la 182 525 : avec ses bandes jaunes sur les extrémités, on devine facilement qu’elle a appartenu au loueur dispolok. Ils sont pas bêtes, car ce schéma laisse tout le centre de disponible pour que l’opérateur qui loue la machine puisse étaler sa peinture ou ses stickers comme il le souhaite. En l’occurence, ici, c’est boxXpress.de, qui, attention c’est pas logique du tout, se spécialise dans le transport de containers. Cette entreprise a eu la machine de 2004 à 2012 (entre temps, dispolok a été racheté par MRCE), et cette dernière a ensuite servi pour TXL, CargoServ, et WLC notamment, avant d’atterrir chez DB Regio en novembre dernier. Ca c’est la théorie, mais j’ai pas trouvé de photo avec des voitures derrières la bête. En tout cas, les deux bandes jaunes sont toujours présentes, mais le pelliculage boxXpress.de, lui, a été effacé par les ravages du temps (oui oui je suis un peu poète aujourd’hui :P). Cette version actuelle est d’ailleurs disponible sur le site.

Gros plan sur la 182 525, en tête d’un train de boites, qui a dépassé il y a quelques minutes Wiesental, en direction du nord…

La communauté polonaise est moins importante que celles déjà citées, n’empêche qu’ils ont un forum assez sympa, et un reskinneur qui a monté son propre site, proposant divers repaints, notamment pour les 185 d’Astauder (dont un déguisement en E186 Akiem grise, qui en intéressera certainement plus d’un ici). Le thème d’aujourd’hui c’est les Taurus, et il a mis à notre disposition la 370 008 en livrée promotionnelle « Husarz Gdynia Open’er Festival ». Il s’agit d’un festival de rock indé, altérnatif, et bien d’autres encore qui se déroule chaque année à Gdynia. Le prochain aura lieu du 1er au 4 juillet pour les intéressés 😛 Cette 008, qui fait partie du premier lot d’EuroSprinter commandé par les PKP, a reçu cette livrée pour promouvoir l’évènement de l’année dernière, comme l’indiquent bien les dates marquées sur les flancs. Comme toutes les autres membres de sa série, elle est utilisée en tête des Berlin-Warszawa Express ainsi que d’autres Eurocity.

En début de soirée, ce Berlin-Warszawa Express tracté par la 370 008, détourné, fonce à toute vitesse sur la NBS vers Altenburg.

Enfin, dernier site, il s’agit de celui de Paul Mersel : CreativeworX. Il propose, en plus de matériels suisse payants, divers reskins pour les Taurus. Je ne vais pas vous présenter la très fameuse « Verdi/Wagner », j’en parlerais pendant des heures, mais plutôt, j’aimerais évoquer la 182 016. C’est un peu le moment « coup de gueule perso » du billet, car, pour profiter de ce reskin, il va falloir vous acquitter de la modique somme de… 4,95 euros. Le « modique » est à la fois ironique et pas (y a peut-être un terme de littérature pour dire ça, mais moi je suis un pur scientifique :P), et franchement, c’est du jamais vu, et très étonnant. Cinq euros, juste pour un repaint. L’auteur tente de justifier cela en disant qu’il souhaite avoir une rentrée d’argent pour son travail, diminuer ses coûts… mais pourquoi diable faire PAYER UN RESKIN ? C’est même pas comme si c’était un pack de 5 ou 6 reskins pour deux euros, mais non, UN UNIQUE RESKIN POUR CINQ EUROS. En plus, il est franchement moyen, car la résolution des textures n’est pas assez importantes… L’auteur fait de très jolies locomotives suisses, alors qu’il fasse payer cela, tant mieux, et c’est très bien pour lui, mais pas ces quelques textures au prix fort… Bref, avec tout ça, j’ai même plus le temps de vous parler de la loco en elle-même, si ce n’est de dire qu’elle a connu un destin similaire à la 182 007 présentée plus haut, mais c’est à Dresde qu’elle a fini, pour le S-Bahn de cette ville.

La 182 016 en livrée promotionnelle de VVO, pousse un S-Bahn matinal qui vient de quitter Schöna.

Voilà pour ce billet, très différent de ce que vous trouvez sur ce blog d’habitude, j’en conviens, mais j’avais pour une fois envie de parler du destin et de la diversité de ces locomotives modernes à l’historique parfois bien complexe. N’hésitez pas à me dire en commentaire si ça vous plait, ou au contraire, si le « 36 15 ta life des locomotives », ce n’est pas très intéressant pour vous… 😉

avr 23

Sortie de la Moselstrecke d’Aerosoft

Bonjour ! Aujourd’hui, je suis content, parce qu’on va parler de ma ligne allemande que je chéris tout particulièrement, celle que je connais le mieux, il s’agit de la Moselstrecke. Cette ligne relie Trèves à Coblence, en suivant le cours de la Moselle, avec une distance de plus de 110 kilomètres. En bonus, on a le droit à la Moselweinbahn, autrement dit, la petite antenne d’une dizaine de kilomètres qui diverge à Bullay, vers Traben-Trarbach (alalah, des noms qui résonnent dans ma tête :P).

Direction Traben-Trarbach pour ce 628 !

Aerosoft, qui nous tease cette ligne depuis longtemps, a seulement mis en ligne des images de son produit assez récemment, et c’était assez inquiétant : des textures très simples, saturées, artificielles, bref, rien de bon. Je vous rassure tout de suite, il n’en est rien, et bien au contraire. C’est un sacré travail au niveau des assets. Plus que de la pose, qui laissera peut-être pour certains un arrière-gout de synthétique, c’est véritablement dans la confection même des assets que ce cache le succès de cette ligne. Que ce soit les herbes ou les arbres, c’est impressionnant, j’avais même cru au début qu’il s’agissait des fameux arbres russes qui font baver tous les amateurs de Railworks.

Les textures qui faisaient peur sont en réalité splendides.

La pose, comme je disais, laisse parfois des répétitions qui en dérangera certains, mais hormis cela, tout va bien. En automne, il y a un petit contraste avec la texture verte du terrain mais on s’y fait vite. On n’est pas gêné pour se laisser aller sur la touche F12. Et la distance de pose, assez grande, est là pour nous en encourager ! Et puis, il faut dire que, comme en réalité, les paysages sont superbes. Pour parler rapidement des bâtiments, oui c’est reconnaissable, et très bon dans l’ensemble, avec de belles textures qui mettent en valeur les gares vieilles à l’allemande avec le vieille pancarte en écriture gothique. A l’inverse, on retrouve quand même des tags, et même si cette pratique en réalité est malheureuse, ingame ça participe à l’effet de réalisme. Les tunnels sont bien faits (avec tunnel occlusions), notamment le Kaiser-Wilhem-Tunnel. Je suis toutefois déçu par les ateliers de Trèves, il manque les Talent 2 stylisés peints sur le bâtiment :(

La modélisation des décors est très bonne.

Pour les amateurs de technique ferroviaire, oui il y a le dévers, très bien réalisé, et concernant la voie en général, c’est l’inverse de JT, aucune secousse. La caténaire, même pour moi qui suis loin d’être un expert dans ce domaine, semble particulièrement travaillée, et doit être une des meilleures poses sinon la meilleure. Quant à la signalisation, il s’agit des signaux que l’on trouve sur la Köblitzer V3, vous savez, les signaux allemands super jolis. 20/20 sur cette partie donc.

Signaux, caténaires et dévers sont parfaits.

Par contre, LE problème de cette ligne, c’est qu’à force de vouloir trop bien faire, au final, ça bouuuuuuuuuuuuffe des ressources comme c’est pas possible. A Coblence, avec toute la caténaire détaillée, je lag bien lourd comme la tartiflette du dimanche (enfin c’est plus trop de saison :P), et j’ai eu – je crois que c’est la deuxième ou troisième fois en plus de trois ans sur ce jeu – une erreur « OUT OF VIDEO MEMORY ». Autant dire que si vous n’avez pas une bécane de compèt, faudra y aller mollo sur les paramètres pour vous assurer un jeu en toute fluidité (et finir le scénario aussi, ça peut être pratique). Astuce du jour bonjour, pensez également à désactiver la flore procédurale, car visiblement cette ligne ne l’aime pas.

Douze scénarios, mais que des 189 et 628, un peu ennuyant quoi…

Douze scénarios sont fournis, utilisant BR189 et BR628 faites maison, et incluses donc avec le produit. Si la modélisation est convenable, en cabine c’est moins bien car pas de PZB notamment ! Oui OK on a des scénarios sans contenu requis additionnel, mais pourquoi ne pas avoir fait comme les autres lignes de l’éditeur, c’est-à-dire deux versions pour chaque scénario, une basique et l’autre avec payware requis… surtout que l’amateur éclairé possède déjà la 628 de RailTraction et/ou la 189 de DTG ! Des QD sont inclus, plus riches en destinations qu’en départs, mais c’est pas trop grave. Les 143, 189, 425, et 628 notamment se déchaineront avec plaisir sur cette ligne qui en vaut largement la peine (Un petit KISS CFL, non, personne n’est preneur ? Dommage…).

On pourra swapper les matériels en attendant d’autres scénarios !

Bref, une ligne qui se révèle être une excellente surprise, à la question vaut-elle le coup, je vous répond sans hésitation par un grand OUI, et vous encourage à la découvrir si vous aimez les lignes allemandes et même européennes en général ! Et vivement les supers scénarios de la communauté, qui vont bien la mettre en valeur !

Une excellente surprise !

avr 04

TS15 accueille son premier métro !

Yo ! Il aura fallu attendre plusieurs années avant qu’enfin nous puissions jouer au conducteur de métro dans TS. Et même pas exactement, car il s’agit ni d’un métro, ni d’un tramway, mais entre les deux, un système léger sur rail, comme les allemands en sont fans. La page wikipédia qui recense les réseaux cite celui de Rouen, mais il s’agit franchement plus d’un tramway que d’un métro léger.

Youhouuuu ! Un métro dans TS !

JustTrains nous propose le U-Bahn de Francfort, dans sa quasi-intégralité, les neuf lignes à l’exception de la cinquième. On a donc 8 lignes, dont la durée de parcours va de 20 à 43 minutes (arrêts compris), avec environ 60% en partie souterraine. Il y a à peu près 60 km de voies au total. Si vous jouez à OMSI, vous connaissez certainement l’auteur principal de cet add-on : il s’agit d’Alterr, réputé pour ses bus de très haute qualité, et notamment ses derniers Solaris. Le problème, c’est que TS et OMSI, rien à voir, et ça se ressent…

Youhouuuu ! Un métro dans TS ! (bis)

Commençons avec la carte en elle-même. Tout ce qui est en souterrain est excellent. Il n’y a rien à dire, la qualité est parfaite, le texturing de chaque station est impressionnant par sa qualité. Chacune d’entre elle est composée presque totalement d’assets customs. Entre le réalisme et la facilité, ils ont choisi le réalisme. L’immersion est totalement assurée. Chapô ! On regrettera cependant la limitation de TS, qui fixe une hauteur de LAC fixe, ce qui fait que le panto des U5 traverse le tunnel…

Youho…….. J’ai rarement vu un scenery aussi soigné.

A la surface, j’ai franchement un peu plus de mal, c’est joli certes, mais on sent clairement le manque des auteurs à certains endroits. La modélisation elle, est sans souci, avec encore une fois des assets customs très jolis, mais c’est la pose des décors qui pêche un peu. Il y a ainsi quelques discordances dans le scenery, comme par exemple un arbre 3D d’un set qui vient se greffer on ne sait pourquoi à une série d’arbres Kuju. Deuxième point, et celui-là est encore plus problématique, c’est le manque de circulation routière. Certes, les auteurs ont tenté de compenser en mettant plein de voitures garées sur le côté, mais, là, comparé à OMSI, c’est franchement le vide intersidéral. La ville ne vit pas, ou du moins, très peu ! Et du coup, autant en souterrain on s’y croirait vraiment, autant à la surface, j’ai parfois un arrière-goût de synthétique…

A l’extérieur, parfois c’est très bien… et parfois ça l’est un peu moins.

Qu’est-ce qui circule sur les voies de cet U-Bahn ? Les allemands ne se sont pas cassés la tête pour trouver des noms : U1, U2, U3, U4 et U5. Ce sont ces derniers qui sont inclus avec l’add-on, dans ses deux versions U5-25 et U5-50, sachant que Alterr a annoncé vouloir en sortir d’autres en DLC. La modélisation extérieure est excellente, à part le bas de caisse qui a visiblement reçu un peu moins d’attention. La cabine est parfaite, que de la belle 3D, par contre je regrette la caméra qui est franchement placée trop haut. Dommage qu’il n’y ait pas de vue passager, surtout qu’il fallait juste mettre une caméra puisque la vue externe de l’intérieur suffit tellement elle est bien ! C’est comme dans OMSI en fait, avec l’IBIS et ses Linie/Route/Ziel qu’il faut rentrer pour afficher une destination. Et il est possible d’utiliser un logiciel externe pour les annonces – très peu ergonomique, mais on s’y fait rapidement en lisant bien le manuel.

Je me contorsionne pour vous montrer la très jolie cabine !

Le grand souci que j’ai avec ce matériel, c’est le mapping clavier. On sent franchement qu’Alterr et ses copains sont des novices en la matière, car quasiment aucune touche ne correspond à celles d’habitude. La cloche est sur H, la lumière cabine sur Z, les essuie-glaces sur X ou C… de plus, l’ouverture et fermeture des portes et réaliste, mais si vous avez le malheur d’utiliser T, par réflexe, bah vous êtes coincés… Même le manip combiné traction-freinage n’est pas comme d’habitude, il faut un peu de temps pour s’y faire… au début les accélérations à 100% et les freinages, soit trop faibles, soit d’urgence, seront légion ! Bon, si vous si vous jouez au HUD ou uniquement à la souris, vous n’aurez pas ces problèmes bien sûr…

Il faut un petit temps d’adaptation, surtout si vous jouez au clavier.

Plusieurs scénarios sont fournis, dont certains font appel à des trains S-Bahn, c’est toujours sympa de faire la course avec une BR 423. Il y a un léger bug avec les AI puisqu’il n’affichent pas leur destination. Pour les QD, c’est encore plus simple… il n’y a pas d’AI. En somme, j’avoue être un peu déçu par ce produit, même si à 30 euros (25 en prix de lancement), ça vaut largement le coup, et encore plus si vous aimez le ferroviaire léger. Attention, la Munich-Ausburg est nécessaire !

Un add-on excellent, malgré ses petits défauts.

mar 27

DTG prend les devants avec son Adelante

Salut ! Celui-là, je l’attendais depuis longtemps honnêtement. Je pensais qu’il allait nous arriver en livrée FGW, puisque la première partie de la GWML est une des lignes historiques de TS, mais avec l’ECML-S, plus d’excuses possibles, il fallait que quelqu’un s’occupe de modéliser cet autorail. Je veux bien sûr parler de la Class 180, ou Adelante, qui nous est proposée par DTG en livrée Grand Central. Cette dernière est une compagnie en open-access, c’est-à-dire qu’elle ne détient pas de franchise, mais fait rouler des trains comme ça, sur des destinations spécifiques, et ici en l’occurence Sunderland et Bradford, via l’ECML. J’ai parlé de GWML plus haut, car, si vous ne le saviez pas, First Great Western, dont l’histoire avec les Adelante est plutôt chaotique, en possède 5. Pour compléter la liste, une dernière compagnie les utilise, il s’agit de First Hull Trains, open-access elle aussi, qui les utilise sur des liaisons entre King’s Cross et… Hull.

Celui-là on l’attendait depuis longtemps !

Les Adelante sont des autorails à 5 éléments relativement récents (construits en 2000 et 2001), à transmission hydraulique. Oui je sais que ça n’a rien à voir avec la modélisation extérieure, généralement le thème de mon deuxième paragraphe, mais je ne savais pas où caser cette phrase 😛 Bref, DTG a fait un boulot pas mauvais du tout, au contraire, c’est même très réussi. La 3D est toujours aussi bonne, on notera la présence des plaques, de l’indicateur de destination extérieure modifiable ingame (pas dans l’habitude de l’éditeur de TS, mais on apprécie beaucoup !), et surtout, le petit plus super cool, l’ouverture/fermeture du nez qui protège l’attelage automatique, qui est modélisé de façon très réaliste en plus. On regrettera toutefois l’absence de livrée FGW alors que DTG a un contrat de licence avec celui-ci ! Heureusement, plusieurs reskinners sont sur le coup. On espère qu’ils travailleront également sur les livrées First Hull et Northern…

La modélisation extérieure est excellente.

En ce qui concerne la cabine, encore une fois les modélisateurs de DTG font fort avec de la belle 3D partout. C’est très propre, il n’y a pas grand chose à redire, à 360°. Il y a également une vue passager qui est très bonne, même si on a vu mieux. Malheureusement, on ne peut pas jouer aux échecs (:P), mais un SIV fait défiler quelques messages (ne laissez pas vos bagages sans surveillance toussa toussa).

La cabine est très très soignée.

Les fonctionnalités sont franchement très bonnes pour du DTG, on est presque à un niveau Advanced de chez JT, avec Master Key (enfin en théorie, j’ai toujours pas réussi à l’enlenver…), DSD (désactivable), buzzer, lumière cabine, bureau, instruments, signalisation d’avant totalement configurable (avec signalisation de détresse !), très bon sifflet deux tons, essuie-glaces contrôlables comme en réalité, Speed Set – malheureusement celui à l’air de bugger… On peut même rentrer un code d’accès conducteur sur le TMS ! C’est juste pour le fun, mais ça fait plaisir de voir DTG s’investir dans ses produits. Les sons restent malheureusement le point faible de cet add-on, et on espère qu’AP (actuellement occupé avec la 67 aux dernières nouvelles), se penchera sur le cas de l’Adelante.

Cet Adelante prouve que DTG peut faire d’excellents DLC.

Bref, DTG savait que beaucoup de fans du rail anglais les attendaient sur ce coup-là, et on n’est pas déçu. C’est du très joli travail. J’espère que tous leurs futurs produits seront de ce niveau, en particulier les EPB qui sont à venir !

fév 17

Le mardi c’est gratuit #20 : Gaitanes et Vladimir

Salut ! Déjà vingt numéros pour cette chronique ! Cette semaine, je vous propose deux add-ons totalement différents… d’abord une ligne espagnole qui est certainement une des plus belles du jeu. Ensuite, tout autre chose, direction la Russie pour aborder une importante série de locomotives électriques…

Partons en Andalousie, dans le Sud de l’Espagne (parfois j’ai l’impression d’être agent de voyage quand j’écris ces billets :P), pour emprunter une ligne magnifique. Elle relie Malaga, ville côtière de la Méditerranée, à Bobadilla, au nord-ouest bien ancrée dans les terres. La ligne constitue une partie des services Medio Distancia 67 et 70, et voit surtout passer des autorails à destination de Séville ou Algeciras. Egalement, la ligne C2 des Cercanías va jusqu’à Álora.

Cette ligne est une des plus belles du jeu.

La ligne part de la gare terminus de María Zambrano, et reste au début assez plate, sans grand relief. Les stations urbaines s’enchainent, puis on entre assez vite sur une voie unique, en se faufilant à travers les champs de cultures. Ensuite, ça commence réellement à monter, 10 pour mille d’abord, puis après, c’est du 14 sur des kilomètres et des kilomètres. On suit en fait de bout en bout le fleuve Guadalhorce, dont on n’est jamais très loin. Au départ, rien d’exceptionnel, puis on monte, on monte… ce sont presque des paysages montagneux ! Et clou du spectacle, les somptueuses falaises de los Gaitanes, qui se concluent sur le canyon d’El Chorro. On n’avait jamais vu ça dans TS ! Enfin, on a le temps de se calmer après tout ça dans un loooong tunnel, avant de retrouver des paysages plus plats et Bobadilla.

Non on n’est pas en Arizona !

Que ce soit les scènes en campagne, ou dans les falaises, les créateurs espagnols ont grave géré. Les Assets sont très bien posés, avec une distance très large par endroit, ce qui permet de faire des captures très variées. C’est difficile de faire des ravins dans l’éditeur, mais c’est très convaincant : bien mieux que nombre de réalisations payantes… le paysage est exceptionnel et le résultat est exceptionnel. Et il y a des Tunnel Occlusions ! Je regrette juste un manque de bâtiments customs, pour les gares notamment, y a beaucoup de réutilisation, c’est dommage, mais loin d’être flagrant.

La distance de pose est souvent très grande.

Les panneaux des gares sont là en tout cas, en compagnie d’une belle caténaire – reconnaissable entre mille – et de la signalisation, on s’y croit. Notez que la ligne est équipée de l’ASFA, et donc vous aurez la répétition des signaux en cabine si vous roulez avec le matériel adéquat (automotrices de la série 470 que j’ai déjà présentée dans ces pages). Même pour les petites config, y a pas de souci de réalisme ! Comme quoi on peut faire des merveilles avec pas grand chose. Et il n’y a aucun add-on payant nécessaire, à part l’ECA ! Cette ligne est pour moi un must-have. A télécharger d’urgence sur railsim.es (inscription obligatoire) !

Un must-have.

Pour découvrir le deuxième add-on de cette semaine, j’ai dû me balader sur des sites assez bizarres avec un autoplay de musiques dignes des plus étranges bas-fonds d’internet 😛 Il s’agit d’une locomotive électrique russe, la VL80S. VL, pour Vladimir Lénine, 80 pour 80, et S pour signaler qu’elles sont équipées pour circuler en unité multiple. On retrouve des chiffres aussi impressionnant que pour la TEM2 : 4921 locomotives construites, de façon quasi-ininterrompue entre 1961 et 1995 ! Elles circulent aujourd’hui quotidiennement sur tout le réseau électrifié russe, mais aussi sur les voies du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, de la Biélorussie, et de l’Ukraine. Ces locomotives sont doubles, BB-BB, et développent une puissance de 6400 kW, pour une vitesse maximale de 110 km/h.

Une locomotive très impressionnante.

La modélisation extérieure est assez fine, et même s’il n’est que sur un écran, le modèle est très impressionnant de par sa taille et son design. Le toit et l’avant sont très détaillés, le bas de caisse un peu moins, avec un texturing pas parfait. Il y a également un bug du panto qui monte beaucoup trop haut. C’est tout de même un excellent travail. En ce qui concerne la livrée, plus communiste que ça, tu meurs ! Par contre, dommage que la numérotation ne soit pas dynamique !

Mettre sans connaitre la machine, on devine tout de suite son origine !

La cabine est très jolie, c’est quand on voit ce genre de réalisation que l’on pense que la modélisation 3D est véritablement de l’art ! Dommage cependant que la vue soit à 180° mais sans être bloquée, du coup on voit du vide dans notre dos, ce qui est un peu dérangeant lorsqu’on « tourne la tête ». A part cela, il n’y a rien à redire sur le modèle en lui-même.

La cabine est superbe, dommage que les fonctionnalités ne soient pas avancées !

La simulation est franchement basique, on est au niveau de DTG, je pousse deux manettes et j’avance. On est malheureusement très loin de la VL80T de ZDSimulator… En tout cas l’add-on reste très mystérieux, aucun readme ou manuel, le téléchargement est sur un site russe… j’ai passé pas mal de temps à chercher une ligne biélorusse montrée sur plusieurs vidéos, mais rien trouvé. Pour finir, notons que dans le DL vous trouverez des voitures Oural très sympathiques, avec une vue intérieure très basique – mais c’est mieux que rien. Bref, une petite découverte pour se dépayser entre deux sessions anglaises par exemple !

 

fév 15

L’Elbe romantique de GBE

Yo ! Les allemands aiment bien employer l’adjectif romantisch comme qualificatif du chemin de fer, d’ailleurs vous devez peut-être connaitre la série Eisenbahn Romantik. Quelques heures avant la fin de la St-Valentin (là où on s’approche du plus intéressant en fait), GBE a sorti sa deuxième ligne : après une NBS, quelque chose de complètement différent : une ligne frontalière, en vallée. Il s’agit de la Dresden-Schöna, KBS 241, ou Elbtalbahn : on suit donc les méandres de l’Elbe et sa vallée parfois étroite, en compagnie de nombreux conifères.

La ligne continue après le point frontière de Schöna en République Tchèque jusqu’à Děčín. C’est dommage que nous n’ayons pas ce tronçon, même si je comprends la difficulté d’installer une autre signalisation (et de la créer s’il n’y a pas d’accord avec la communauté tchèque !). La ligne voit passer un trafic très varié, du S-Bahn aux Eurocity en passant par de nombreux frets. Ce qui a fait converger de nombreux amateurs, en plus de la beauté de la ligne, ce sont les « Knödelpressen » de la DB, numérotées dans la série 180, ex-DR 230, des locomotives électriques bicourant charmantes, au design bien est-allemand, qui ne circulent plus sur les voies allemandes depuis décembre dernier. Leurs homologues tchèques, les 372, elles, ont encore pas mal de travail…

Les matériels modernes sont maintenant omniprésents, seuls les versions tchèques survivent encore.

Ce qui marque tout de suite avec cette ligne, c’est son côté très différent de n’importe quelle autre map du jeu : on voit bien que GBE est un expert de ProTrainPerfect, tellement expert que j’ai l’impression de jouer à PTP2 et non TS15 ! Beaucoup de couleur, de la saturation, un aspect presque cartoonesque par moment, des contours très fins… c’est assez unique, mais heureusement, on s’y fait. Et en automne, cet aspect s’estompe assez, on peut faire de très jolis captures…

Y a beaucoup de saturation !

Le problème, c’est qu’il y a certainement un manque de maitrise, on sent que les développeurs ont parfois encore un peu de mal, notamment avec le relief – et là sur cette ligne faut pas se planter. En utilisant la texture de base sur les versants, et en ne modélisant pas avec précision les quelques falaises en fin du parcours (ou au début si vous arrivez en Allemagne), la ligne perd de son charme, c’est dommage. Par contre, sur les zones couvertes de végétation, ce souci n’est pas présent. Et plus vos réglages graphiques sont élevés, plus vous profiterez de cette ligne.

On sent que la maîtrise de l’éditeur n’est pas encore totale.

La modélisation elle n’est pas mauvaise, les bâtiments des gares, les postes d’aiguillage sont plutôt bien faits – et visiblement ils ont également décroché un contrat de licence avec Aldi (prends-ça dans ta face DTG). Les zones urbaines sont plutôt bien gérées ; j’aurais juste un léger regret pour Dresden Hbf qui est bien en cabine, mais dès qu’on passe en vue extérieure, on s’aperçoit que certains murs n’ont pas d’épaisseur… En fait, c’est le problème de cette ligne, si vous passez trop de temps en vue extérieure, et surtout si vous vous éloignez trop, vous verrez les petites supercheries employées, les barrières de bâtiments 2D, l’eau qui n’est pas parfaite… mais en cabine, aucun souci, à part l’aspect très saturé que j’évoquais plus haut.

Les bâtiments ferroviaires sont très bien modélisés, à l’exception de Dresden Hbf.

Il n’y a en tout cas pas de problème d’atmosphère, on s’y croirait parfaitement, et particulièrement en automne comme je disais plus haut, où on sent presque l’odeur de la forêt. C’est là où le terme romantique prend tout son sens. Les landmarks sont présents, notamment le château de Königstein (qui manque tout de même de détails), et on pourra faire des screens sur le quai de la gare, comme en réalité, avec ce cadre magnifique.

La photo incontournable, avec le château de Königstein en fond.

Moins romantique, c’est le matériel roulant inclus avec la ligne : un set de DoStos avec voiture-pilote en livrée du S-Bahn de Dresden. En effet, les lignes S2 et S3 empruntent cette ligne, jusqu’à Pirna et Schöna respectivement. Ces voitures sont accompagnées par des 143, 145 ou 182 (Taurus). Par défaut, c’est la première qui est utilisée dans les scénarios. Notez que pour la 182, il existe un repaint de CreativeworX… vendu 5 euros ! J’en ai vu des bonnes, mais celle-là c’est une première ! Concernant les DoSto, franchement on croirait par moments un matériel freeware… de plus, le PZB est très basique (rassurez-vous, la ligne est équipée de PZB complet).

Ce sont pas les meilleurs DoStos du monde…

A part ça, je reviens au deuxième paragraphe : frets variés (232, TRAXX, 189 entre autres) et internationaux (371 des CD, malheureusement pas disponible…) constituent la majorité du trafic. Les scénarios, au nombre de 10, propose notamment du S-Bahn, mais d’autres expériences comme par exemple un railtour avec une BR 52. Les scénarios sont avec annonces sonores, et il y a d’ailleurs un scénario introduction comme un avec un guide qui décrit tout ce qu’il faut savoir sur cette ligne… mais vous n’en profiterez que si vous comprenez l’allemand ! Mais en tout cas c’est une très bonne idée, rares sont ceux qui le font !

Les scénarios sont axés S-Bahn.

Conclusion, une ligne assez particulière tout de même, loin d’être parfaite, mais si vous aimez l’Allemagne et ne rechignez pas à payer 30 euros pour 50 kilomètres (oui c’est court…), alors vous pourriez aimer cette ligne. Mais on a vu (bien) mieux !

fév 12

Une nouvelle Main Line chez DTG !

Yo ! Après la GWML, la BML, la GEML, la WCML, l’ECML, la CML, voici la Midland Main Line ! Enfin pas exactement… DTG nous a d’abord annoncé cette ligne sans plus de précisions, mais on s’est rapidement rendu compte qu’il ne s’agissait que de la partie proximale, qui voit circuler les trains Thameslink, et non pas des rails jusqu’à Leicester, Derby, voire Sheffield… pour ceux qui ne voient pas très bien, c’est comme si quelqu’un fait une ligne « Artère Impériale », et qu’au final on se retrouve avec Paris-Montereau…

C’est plus la partie nord de la Thameslink que la véritable Midland Main Line…

Première déception, donc. Au moins, ils auraient pu pousser au sud jusque London Bridge, comme ça il n’y a qu’à fusionner cette ligne et la SLB pour pouvoir faire les trains en entier, de Bedford jusqu’à Brighton. Non, on s’arrête à St Pancras. Cependant, c’est toujours en projet par Danny (qui a déjà réalisé le mix entre London-Brighton et South London Network). Notons que pour une fois, DTG est sympa pour les nouveaux puisque deux « nouveaux » matériels sont inclus : une 319/3, et la Class 66 en livrée EWS (accompagnée de trois types de wagons). Je ne comprends pas pourquoi il ne s’agit pas techniquement d’un bundle avec ces anciens DLC, en plus ceux qui possèdent déjà ces modèles auraient pu avoir une remise… AP devrait normalement proposer une mise à jour de son Sound Pack pour l’automotrice, indispensable à mes yeux.

Deux matériels sont inclus : 319 et 66.

Faisons une description linéaire de la ligne : on commence à la gare de St Pancras souterraine (la gare internationale et son magnifique BV est également de la partie), plutôt bien modélisée. Par contre, sur les tunnels, on a vu mieux. La partie londonienne, en tranchée, est pas mauvaise du tout, le rendu dans le simu est excellent. Par contre, après, ça se complique un peu…

St Pancras Low Level est assez réussie.

En effet, dès qu’on commence à s’enfoncer en campagne, la ligne perd de son atmosphère, et devient même un peu artificielle. Alors oui, c’est la Midland Main Line, des longues lignes droites à quatre voies, c’est loin d’être la ligne la plus belle du pays, mais tout de même… DTG peut faire mieux ! Il suffit de voir la GEML qui est une référence… C’est comme *ATTENTION LA COMPARAISON QUI VA SUIVRE EST RÉALISÉE PAR UN PROFESSIONNEL, NE TENTEZ PAS DE LA REPRODUIRE CHEZ VOUS* dans Inkmaster, que je regardais hier sur Netflx (une téléréalité américaine, en gros c’est comme Top Chef mais avec des tatoueurs), où dans une épreuve il fallait recouvrir un tatouage ; un candidat talentueux a choisi le dessin le plus petit, facile à cacher ; et comme à la fin il n’a pas fait un truc exceptionnel, il s’est fait démonté par le jury.

Le même paysage sur une soixantaine de kilomètres – comme en réalité – mais avec un léger manque d’atmosphère.

Là c’est pareil : on pouvait attendre beaucoup plus de DTG. Après, comme disait Démosthène, on croit ce que l’on veut croire… Bien sûr, il y a toujours autant de talent dans la modélisation 3D, la pose est très bonne… mais il manque un truc. C’est peut-être dû au manque d’assets customs dans les villes, on retrouve encore les alignements de maisons victoriennes qui n’ont rien à faire là. En cabine, même si les habitations au bord des voies ne sont pas nombreuses, ça se remarque.

Les bâtiments 3D sont toujours aussi excellents.

Bon, c »est loin d’être une mauvaise ligne non plus. Mais pour 30 euros, on pouvait en attendre plus. En 2012 encore, ça aurait pu passer, mais aujourd’hui, avec tant d’excellentes réalisations, DTG déçoit forcément un peu avec cette Midland Main Line… Néanmoins, une fois qu’on aura le lien vers Brighton, ça sera vraiment vraiment super cool. En attendant, il faut profiter des 319 sur la partie nord de la ligne, ainsi que des HST – en espérant qu’une 222 sortira prochainement. Si vous aimez les trains anglais, vous pouvez y aller, mais si vous cherchez juste une ligne très belle et avec beaucoup de variété, mieux vaut voir ailleurs…

Il faut sortir ses propres HST, pour des parcours d’une quarantaine de minutes entre Londres et Bedford.

fév 10

Le mardi c’est gratuit #19 – Szili et Boudin

Salut salut ! J’espère que les titres improbables de cette chronique ne vous avaient pas trop manqué… si vous avez deviné les add-ons de cette semaine, vous avez de sacrées connaissances for sure ! Encore une fois, nous allons découvrir deux nouveaux pays avec deux matériels roulants assez caractéristiques ; dites bonjour à la Hongrie et au Danemark !

Ne perdons plus une seconde pour nous rendre en Europe de l’Est, et plus précisément en Hongrie, pour rendre visite aux locomotives électriques les plus présentes dans le pays, les V43. Elles sont monocourants, captant le 25 kV qui circule dans les fils du réseau. Polyvalentes, 379 exemplaires ont été construits entre 1963 et 1982. Ces BB développent 2220 kW de puissance, pour une vitesse maximale de 120 km/h. Elles sont surnommées « Szili » à cause de leurs semi-conducteurs en silicium. A l’ère de l’électronique de puissance, elles sont toujours présentes, et certaines ont été reconstruites pour être aptes à la réversibilité. Mais leur fin approche, car elles seront remplacées dans quelques années par des TRAXX.

Une locomotive universelle.

In-game, c’est la sous-série 1xxx, celle d’origine, qui est modélisée par la communauté hongroise. On reconnait tout de suite la locomotive qui a déjà connue des décennies, bien loin des formes aérodynamiques des matériels modernes. Un gros bloc, qui n’est plus forcément aussi propre qu’à la sortie d’usine… le weathering est très bien réalisé et donne un côté très authentique au modèle. La 3D est assez fine et bien détaillée.

C’est sûr que ça n’a pas la même tête qu’une TRAXX !

La cabine est superbe, là encore, on est loin des écrans tactiles et de l’informatique embarquée ! La peinture s’est déjà pas mal écaillée, mais le pupitre reste fonctionnel… L’ambiance est là. La mise en service est plutôt avancée sans être totalement réaliste, et après il faut jouer du sélecteur de crans sans dépasser of course une limite d’ampérage. La physique me parait bonne, et les sons également. Pour les non connaisseurs, la machine est assez similaire à la LE 4300 roumaine que j’avais déjà présenté ici… En tout cas c’est un très joli modèle, il ne nous manque plus qu’une ligne hongroise pour la faire rouler !

La cabine n’est pas toute neuve ! ^^

 

Deuxième add-on, deuxième matériel, cette fois-ci c’est un autorail. Après l’Est de l’Europe, le Nord, avec le Danemark et ses IC3. Il s’agit de trains conçus pour des trajets à moyenne et longue distance, construits par ABB Scandia. Ils sont extrêmement facilement reconnaissables grâce à leurs caractéristiques gros boudins de caoutchouc devant les cabines. Lors du couplage en UM, les boudins s’accolent, et les cabines se rabattent sur les côtés pour permettre une intercirculation. Le design a été repris pour la série 594 en Espagne, et les IC3 Israéliens. Les AM96 belges, mais que l’on voit aussi en France et au Luxembourg en sont également inspirés bien que les formes soient un peu plus éloignées. Ces trains circulent sur les lignes IC du pays, mais sont en trains d’êtres convertis au service régional avec l’apparition des IC4.

Les IC3 sont instantanément reconnaissables.

Ils assurent également des trains internationaux de la Vogelfluglinie (Hamburg-Copenhagen). On peut donc les utiliser sur la Northern Europe, mais également la Knotenpunkt Hamburg sur le tronçon Hambourg-Lübeck. Commençons par la modélisation extérieure, les boudins sont bien là, il y a une belle 3D mais le texturing aurait pu avoir une résolution plus haute, car le weathering et les marquages apparaissent pixelisés dès qu’on s’approche un peu trop. Enfin, rien de très grave. Un plus très appréciable est la modélisation automatique des blasons, puisque les exemplaires ont été nommés selon des villes du pays. Le modèle est très fidèle au train réel.

La modélisation extérieure est franchement très bonne.

La cabine est franchement excellente. Vraiment de la top qualité ! Beaucoup de boutons ne sont pas opérables, mais c’est pas grave, de nombreuses fonctions sont quand même présentes, y compris un limitateur de vitesse et l’ATC (ou ZUB 123), même si celui-ci n’est pas totalement au point. La physique n’est pas mauvaise du tout, par contre pas mal de sons m’ont l’air d’être repris d’autres trains. D’un autre côté, il faut se dire que cet IC3 n’est encore qu’une alpha, mais même à ce stade, il est de bonne qualité, comparable à ce qu’on pourrait trouver sur Steam par exemple…

La cabine est splendide !

Ce dix-neuvième lmcg constitue mon centième billet sur le blog ! J’espère que vous appréciez le contenu de mes billets, me voilà reparti pour une centaine d’autres (au moins !)

fév 05

Enfin, on peut siffler !

3 février 2015, un jour que beaucoup de Railworkers attendaient depuis longtemps : en effet c’est ce mardi qu’est (enfin) sorti la Class 40 de RailRight, qui un temps avait semblé pris part au Partner Programme de « RSC » ; au final c’est chez Armstrong Powerhouse qu’est publié cette bête. Dire que les screens les plus anciens remontent à juillet 2012 ! Oui, il y a 2 ans et demi (à l’époque où je disais « Falmouth Branch aujourd’hui à -75% ! Très peu pour moi qui n’aime pas la vapeur !« , honte sur mon moi du passé :P).

Il me faut d’abord présenter, pour ceux qui ne sont pas familiers avec les matériels anglais, cette « Whistler ». Le surnom est facilement compréhensible après quelques minutes de conduite. Il s’agit d’une locomotive diesel 1CC1, de type 4, qui a inauguré cette catégorie de puissance, construite par English Electric. Les premières machines ont donné des performances couci-couça, convainquant la London Midland Region, alors en possession de matériels vieillissants, mais pas l’Eastern Region, qui préféra attendre – avec raison – les Deltics pour remplacer leurs Britannia, des vapeurs très performantes. C’est donc sur la WCML que les 40, en livrée verte, ont beaucoup roulé à leurs débuts ; cependant elles ont par la suite connu une grande partie du territoire, seules les incursions dans les Western et Southern Regions étaient assez rares.

Les 40 ont connu beaucoup de lignes, notamment celles du nord-ouest comme la Settle-Carlisle.

Au fil des années, elles ont progressivement été repeintes en bleu, la porte centrale d’intercirculation a été enlevée – les faire rouler en UM était trop coûteux – et un système de headcode moderne mis en place. Et sur les 40, on a fait comme on a pu. Du coup, ont été observées dans les années 70 et 80 – décennies concernés par la reproduction de RailRight – de nombreuses variations sur les nez. Et les fans hardcore de Whistler étaient capables de reconnaitre uniquement grâce à la configuration de l’headcode box, aux support à lampes et à disques,… la locomotive, sans voir son numéro. L’add-on reproduit fidèlement ceci puisque les 200 exemplaires de la série ont leur nez conforme à la réalité, en se basant sur de nombreux documents iconographiques. Il y a également des plaques 3D pour les quelques locomotives nommées.

Les nez peuvent différer énormément entre deux Whistler. Pour D369, c’est headcode central, support à lampe en haut, et équipement UM.

Suite et fin de l’histoire, le déclin des EE Type 4 a commencé lorsqu’elles se sont trouvées de moins en moins utile, la plupart n’étant pas équipées de frein à air, mais seulement d’un frein à vide. En 1981, il en restait 130 ; 4 ans plus tard, 40122 a assuré son dernier train, mettant fin à la carrière de la série. Vous connaissez les anglais, sept locomotives ainsi qu’une cabine ont été préservées, et personnellement, je regrette vivement l’absence de D345/40145, la seule Whistler aujourd’hui certifiée sur le réseau Network Rail. Honnêtement, je ne pense pas qu’on était à un modèle près….

L’histoire de la classe terminée, je me reconcentre sur l’add-on, pour finir avec l’extérieur qui est très finement modélisé. Les détails sont très fins, j’en ai déjà parlé, on retrouve même les traces laissées par les vis des nameplates sur les modèles concernés ! Le bas du modèle a également subi une attention toute particulière. Évidemment le texturing, des livrées bleues et vertes, est haute définition. Pour pousser le vice jusqu’au bout, différentes versions de weathering auraient pu être présentes, mais comme le dit R. Armstrong lui-même, il faut bien fixer une limite.

La 3D est très très détaillée.

Après cet excellent premier contact, la cabine ne déçoit pas, bien au contraire : on s’y croirait, dans cette Whistler. Le weathering est une fois de plus totalement maitrisé, ainsi que la 3D – aucune texture basse résolution, c’est magnifique. L’intérieur est spécifique à la livrée, et la numérotation des cabines est exacte (une cabine 1 et une cabine 2), à cause de la mise en service, on y reviendra plus tard. La cabine diffère également selon que la loco soit équipée du frein à vide, du frein à air, ou des deux – rappelez-vous, c’est cette caractéristique qui a couru à leur perte. La simulation est tout à fait différente, narmol ; et on peut choisir la configuration voyageurs/marchandises, comme sur la 37/4 de la WHR.

La cabine participe beaucoup à l’atmosphère. Ce en grande partie grâce à l’excellent weathering.

Continuons avec la simulation, et la mise en service. Dans tous les manuels de conduite des locomotives de British Railways, on retrouve un schéma montrant le circuit que doit suivre le conducteur lors de la préparation de la machine. Le BR.33003/58 de la Whistler n’échappe pas à la règle. Je ne vais pas reprendre et commenter ligne par ligne, mais si je suis le document officiel, la mise en service décrite par AP varie un peu, mais rien d’irréel. On commence par la cabine 2, puis on passe à la cabine 1, on ressort… et ainsi de suite. Seules les étapes de vérification dans le compartiment moteur ne peuvent pas être réalisées, car celui-ci n’est pas modélisé. C’est ce qui manque à cet add-on je pense, pour avoir une représentation parfaite de la locomotive. Peut-être pour la prochaine ? Petite précision, le cold start n’est pas obligatoire, en QD d’ailleurs, la loco est prête à décoller.

La fonction « Cold Start » n’est pas automatique, on peut commencer à rouler en quelques secondes.

Beaucoup de fonctions sont présentes donc, et pour la première fois, il y a la gestion d’une chaudière vapeur ! Un plus très appréciable. Certaines pannes sont également simulées, mais même remarque que pour la 90, on aurait aimé en voir encore plus ! Les sons, enregistrés sur 40145 participent grandement à l’immersion, et la physique également, le délai de réponse aux commandes est bien là, ainsi que les variations liées au freinage que l’on utilise. Finissons avec les scénarios, Richard a choisi les années 80 et deux lignes : la Settle-Carlisle, et la sECML, qui ont toutes deux bien connues les 40 en réalité. Ils sont excellents, le créateur a fait un excellent travail. Et on a un reskin de la 27 TOPS en plus (et j’allais oublier que le pack de voitures Mk1, utilisé dans plein plein de scénarios est inclus, si vous ne l’aviez toujours pas acheté).

La chaudière vapeur est totalement contrôlable. Remarquez également l’indicateur de la température moteur.

tl;dr comme on dit, il s’agit là d’un excellent add-on, tellement bon qu’on en voudrait encore plus ! Un must-have, et je dirais même, la meilleure locomotive disponible à ce jour. Bravo RailRight, bravo Waggonz, bravo AP, bravo aux autres collaborateurs ! Maintenant le célèbre éditeur est attendu sur sa première ligne… pour l’instant seul un screen nous est parvenu…

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